La zoothérapie, ou thérapie assistée par l’animal, est un programme structuré d’interventions ou de soins qu'un thérapeute prodigue à son patient, avec l'aide ou en présence d'un animal.
Elle vise à maintenir ou à améliorer la santé des personnes souffrant de divers troubles, aussi bien physiques que cognitifs, psychologiques ou sociaux. La zoothérapie diffère de ce que l'on appelle les activités assistées par l’animal (AAA) qui sont plutôt destinées à motiver ou divertir des personnes.
Contrairement à la zoothérapie, les AAA, pratiquées dans divers contextes (thérapeutique, scolaire, carcéral ou autre), n’ont pas de visées spécifiquement thérapeutiques, même si elles sont bénéfiques pour la santé.
Bien que certains intervenants en AAA soient des professionnels de la santé, ce n’est pas une qualification essentielle, comme c’est le cas en zoothérapie. Le fait d'avoir un animal domestique n'est pas à proprement parler de la zoothérapie.
De nombreuses études ont démontré les bienfaits que cela peut avoir sur la santé : réduction du stress, meilleure récupération postopératoire, diminution de la pression artérielle, etc.
Les premiers écrits sur l’usage thérapeutique des bêtes indiquent qu’on se servait des animaux de la ferme en traitements complémentaires chez les patients souffrant de troubles psychiatriques. Depuis environ 15.000 ans, l’homme a tenté de domestiquer de nombreuses espèces animales, notamment celles qui se sont révélées utiles par leur production ou leur travail. Certaines ont acquis, au fil du temps, le statut d'animaux familiers ou de compagnie. C’est particulièrement le cas pour les chiens et les chats qui ont développé avec l'homme des relations privilégiées et partagent désormais sa vie et ses activités quotidiennes.
Le Comte de Foix Gaston III dit Gaston PHEBUS (1331-1391) était un grand seigneur. Un poète, ami des arts, qui vécut entouré d’une cour fastueuse. C’est grâce à ses nombreuses parties de chasse qu’il analysa le comportement du chien. Il arriva à ces conclusions : «que le chien est une noble bête, la plus raisonnable et la plus avisée que Dieu fit jamais».Il compris que le chien possédait des qualités morales qui le distinguait des autres animaux.
En 1792, à York en Angleterre, les marchands Quaker utilisaient les animaux de façon thérapeutique.
En 1867 en Allemagne, ils ont été utilisés pour traiter les épileptiques et les personnes atteintes de diverses maladies.
C'est au 18 ième siècle que cette tendance se répand. En 1842 aux États-Unis, l'Air force faisait appel aux chiens pour remonter le moral des blessés de guerre et par le fait même accélérer leur guérison.
Lyndon B. Johnson, Président des USA de 1963 à 1969 avait une passion pour les chiens.
Le chien préféré de Johnson fut le bâtard Yuki, trouvé dans une station service du Texas. Yuki avait l’immense privilège de parler avec l’accent texan ! Lors de la guerre du Vietnam, Johnson trouva du réconfort auprès de ses chiens.
Toutefois, ce sont les infirmières qui ont implanté la pratique en milieu thérapeutique.
Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fut l’une des pionnières dans l’emploi d'animaux pour améliorer la qualité de vie des patients.
Durant la guerre de Crimée (1854-1856), elle gardait une tortue à l’hôpital parce qu’elle savait, pour avoir observé le comportement des animaux depuis sa tendre enfance, que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété.
Sa contribution a été reconnue par le psychiatre américain Boris M. Levinson, que l’on considère comme le père de la zoothérapie.
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