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Zoothérapie et chien

Le chien de zoothérapie


Le chien qui travaillera en zoothérapie n’a pas de race ou de taille de préférence, ils sont tous bienvenues.

Nous travaillons avec différentes populations (jeunes enfants, adolescents, détenus, personnes âgées) et différents troubles. Il est évident que nous ne cherchons pas le même chien pour toutes ces activités. Alors qu’un chien dynamique aura tout à fait sa place avec des adolescents, il sera mal approprié pour travailler dans une maison de retraite.

Ce qu’il faut pour pouvoir intervenir avec son chien, c’est le connaître parfaitement et ainsi anticiper ses réactions.

Le chien idéal est un chien bien équilibré, en bonne santé avec une sensibilité très développée qui lui permet de savoir quelle attitude adopter dans quelle situation.

Il doit apprécier le contact avec les humains.

Il doit également posséder une certaine facilité d’apprentissage, car il lui sera demandé de connaître passablement de commandements.

Quand n’est-il pas judicieux de travailler avec son chien en zoothérapie ?


Nous pouvons nous heurter à différents problèmes qui font qu’il ne serait pas judicieux de travailler avec un chien.

Notre règle est de ne jamais forcer un animal à travailler, il doit avoir le choix de venir ou non et notre rôle est de le protéger lui et les patients. Parfois, l’engouement du chien est très fort et malgré le fait que la logique nous indique de ne pas le prendre avec nous il peut nous manifester son envie trop grande…

Je vous donne un exemple, ma chienne de travail a été renversée par un chauffard et a eu un traumatisme crânien, donc le vétérinaire nous a dit de la garder au calme quelques semaines. Seulement voilà, elle devenait folle de voir que c’était un autre chien qui venait avec moi. J’étais ennuyée, car l’excitation dans laquelle elle se trouvait ne la reposait pas tant, mais il était exclu de la sollicité pendant une intervention. Finalement, j’ai opté de la prendre avec moi et de la laisser sous une table ou à côté d’une personne, ainsi elle a pu rester calme et elle a appris à mieux gérer son envie.

Un chien qui a mal peut devenir dangereux de part ses réactions inattendues. C’est pourquoi seuls les chiens en bonne santé sont retenus.

Un chien agressif ne sera JAMAIS accepté.

Certains sujets sont peureux et bien que la peur puisse se surmonter suivant l’éducation qui est donnée, il est rare d’arriver à les rendre tout a fait heureux dans leur travail. C’est le même problème qui se pose avec des chiens trop émotifs que l’on retrouverait souvent malade.

Je pense qu’il me reste encore un point à préciser : on n’achète pas un chien pour qu’il travaille en zoothérapie, ce serait lui mettre trop de pression et vouerait la tâche à l’échec. On achète un chien, car on veut partager sa vie avec lui et il peut montrer des dispositions particulières pour travailler en zoothérapie. Le chien n’est pas un objet !

Au final, il y a peu d’élus pour beaucoup d’aspirants.


L’éducation du chien en zoothérapie :

Le chien doit avoir au minimum l’éducation de base (assis, terre, tu restes). La sociabilisation doit être faite très minutieusement. Il sera en effet appelé à côtoyer des gens très différents et cela ne doit pas être un obstacle à son travail. Il rencontrera des escaliers en colimaçon, des chaises roulantes, des cannes et devra emprunter des ascenseurs…

Mon terrain de jeux préféré est les grands magasins ou l’ont trouve presque tout y compris des odeurs alléchantes qui auraient vite fait de dévier l’attention du chien.

Je lui apprends aussi la tolérance et la patience… Etre brossée à rebrousse poil ou se faire rouler sur la queue n’est pas naturel pour chien. Et pourtant cela peut arriver, il doit y être habitué et l’accepter. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps et demande d’avoir avec soi toujours une sacoche pleine de récompense.

Par la suite, je travaille avec des volontaires qui jouent le rôle d’une personne malade et je peux ainsi tester mon chien et l’entraîner sans danger. C’est pour nous aussi le dernier moment de savoir quels sont les besoins de notre équipier et éventuellement de guider le chien vers des attentes particulières.

Aucun chien n’est parfait, l’important est de connaître ses « défauts ». Ma chienne a tendance à donner la patte ce qui peut faire mal. Je l’installe donc sur une chaise avec un dossier face à la personne de cette manière elle donne la patte au dossier. Maintenant, je lui ai appris « donne la tête », ainsi j’évite qu’elle ne veuille donner la patte et c’est assez sympa quand elle pose sa tête doucement contre quelqu’un.

© Hélène Tesauri 01.2005